Léon Riesener

1808 - 1878

Léon Riesener

ID: 5423

Quotazioni

A (autografo): S3 (da 501 a 1000 €)

AML (lettera manoscritta firmata): S4 (da 1001 a 3000 €)

APL (autografo su foto o libro): S3 (da 501 a 1000 €)

Quotazioni indicative.

Autografi

Léon Riesener est issu d’une lignée d’artistes et d’artisans.

D’origine allemande, Jean-Henri Riesener (4 juillet 1734 – 8 janvier 1806), grand-père de Léon Riesener, élève de Jean-François Oeben, fut nommé « ébéniste ordinaire de la couronne » et il eut une extraordinaire faveur à la cour. Ruiné par la Révolution, il ne chercha pas à se faire de nouveaux clients et mourut pauvre dans le faubourg Saint-Antoine.

Henri-François Riesener (19 octobre 1767-7 février 1828), fils du grand ébéniste et père de Léon Riesener, fut élève de François-André Vincent, puis de Jacques-Louis David, dont il quitta l’atelier pour rejoindre l’armée pendant les guerres napoléoniennes. Il fit des portraits d’Eugène de Beauharnais, de Napoléon, du comte de Cessac. Il épousa en 1807 Félicité Longrois, dame d’annonce de l’impératrice Joséphine. En 1815, il s’exila en Russie pendant sept ans et y fit notamment un portrait équestre du tsar Alexandre. Il mourut en 1828, six ans après son retour à Paris.

Léon Riesener et Eugène Delacroix étaient cousins germains par leur grand-mère Marguerite-Françoise Vandercruse. C’est Henri-François Riesener qui fit entrer son neveu, Eugène Delacroix, dans l’atelier de Guérin. En 1823, ils peignent ensemble au château de Valmont et sur la Côte d’Albâtre.

Depuis cette période, Riesener et Delacroix eurent de l’amitié l’un pour l’autre. Si différents de vie et de caractère et si indépendants, ils étaient préoccupés par des mêmes problèmes et se plaisaient à échanger leurs idées. L’étude de l’Antique servait de sujet de discussions à leurs entretiens. Tous deux étaient des peintres coloristes et recherchent la technique nouvelle de la division des tons. La différence de leur tempéraments s’exprime dans leur manière de contempler la nature : Delacroix pensait au drame qui s’en dégage, Riesener en ressentait la sensualité. Delacroix acheta à Riesener son tableau Angélique (1842) et l’accrocha dans son atelier.

À sa mort, Delacroix légua à Léon Riesener la maison de campagne à Champrosay.

Adolescent encore, Léon Riesener prend ses premières leçons de dessin avec son père. Dès sa sortie du collège, celui-ci le met dans l’atelier de Antoine-Jean Gros. C’est au retour de son père, en 1822, qu’il fait plus ample connaissance avec son cousin Eugène Delacroix, plus âgé que lui de dix ans.

De 1830 à 1839, il commence à exposer des œuvres importantes au Salon comme une Bacchante, pour laquelle il obtient une médaille de troisième classe en 1836. Les sujets naturalistes, inspirés de ses séjours à Frépillon, l’attirent : un petit pâtre, un petit orphelin, une paysanne revenant de la messe, une bohémienne.

En 1839, Léon Riesener reçoit de l’État sa première commande du Ministère de l’Intérieur : une copie du Christ à la colonne de Titien.

Le 8 octobre 1839, il épouse à Paris une jeune fille de la bourgeoisie parisienne, Laure Peytouraud (1822-1900). De leur union naissent trois filles : Thérèse (1840-1932), Rosalie (1843-1913) et Louise (1860-1944). En 1846, il achète un terrain rue Bayard à Paris où il se fait construire sa maison et son atelier. Sa famille et sa peinture l’amènent à vivre en dehors des événements politiques.

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